Anversville croit à la fertilité du temps, à l’utilité du voyage, au pouvoir des images (si on ne les dévêt pas de leur humour). Elle croit à la curiosité et à la possibilité de comprendre, au sens fort, étymologique, le monde dans un cabinet. Elle se moque gentiment de l’épopée industrielle ou de l’histoire coloniale, elle fait parler les morts pour égayer – entre autres – les enfants. Elle mise sur le lointain, sans se leurrer sur les nouveaux départs. Elle n’ouvre ses petites portes que pour en révéler mille autres. Qui dira si elle trompe l’œil ? Non, elle cherche plutôt, comme disait Dotremont de la photographie, à le dénuder. (E. d’Autreppe)